Avec la Journée des transports à COP27 Cette semaine, deux rapports récents de notre principal donateur, le FIA Foundation, et de nos partenaires internationaux ont mis en lumière les liens essentiels entre des infrastructures cyclables et piétonnes sécurisées et la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la baisse des coûts de transport et la prévention des accidents de la route mortels et des blessures, comparativement aux investissements dans d'autres infrastructures. Le iRAP s'est également joint à plus de 360 acteurs internationaux signataires d'un nouvel accord. Coalition Partenariat pour les déplacements actifs et la santé (PATH) ils appellent les gouvernements et les villes à investir davantage dans la marche et le vélo pour atteindre les objectifs climatiques et améliorer la vie des citoyens.
Alors que le monde dénonce la crise climatique, iRAP Programme de notation par étoiles des écoles, Modèle CycleRAP et Outil de données massives Safety Insights Explorer sont des partenaires importants qui soutiennent le changement de mode essentiel pour quantifier la sécurité et prioriser les contre-mesures.
Nouveau rapport : Les réseaux de pistes cyclables protégées permettent de réaliser des économies et de préserver la planète.

Un nouveau rapport Les pistes cyclables protégées protègent le climat, Une étude développée par la campagne mondiale « Villes cyclables » de l’Institut pour les politiques de transport et de développement (ITDP), soutenue par le FIA Foundation, révèle que les réseaux de pistes cyclables protégées dans les villes à revenu intermédiaire constituent un moyen extrêmement rentable de réduire les émissions ; ils offrent des avantages économiques quantifiables et sont rentabilisés en moins d’un an.
Ces réseaux génèrent chaque année une valeur économique supérieure à leur coût de construction, compte tenu des économies réalisées sur les coûts de transport et des bienfaits pour la santé publique liés à une activité physique accrue.
Les réseaux de pistes cyclables protégées surpassent tous les autres aménagements d'infrastructure. Par exemple, les métros, pourtant essentiels à un transport urbain durable, sont dix fois plus performants en termes de réduction des émissions par dollar investi. Selon le rapport, pour chaque tranche de 200 dollars dépensée dans les autoroutes, une tonne d'émissions de GES est générée chaque année, tandis que la même somme investie dans des pistes cyclables protégées permet de réduire les émissions de GES d'un niveau presque identique.
Ce rapport est l'une des premières études empiriques mesurant la réduction des émissions de gaz à effet de serre grâce aux réseaux de pistes cyclables protégées dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Il examine plus précisément l'impact des vastes réseaux existants dans les grandes villes de Bogotá (Colombie) et de Guangzhou (Chine). À partir de comptages de cyclistes et d'enquêtes d'interception, combinés aux facteurs d'émission du cycle de vie pour différents modes de transport, cette étude estime que ces réseaux permettent d'éviter l'émission d'environ 22 000 tonnes d'équivalent CO₂ par an à Bogotá et de 16 000 tonnes à Guangzhou. Dans chaque ville, cela équivaut à la quantité de carbone qui serait séquestrée par la plantation de 300 000 à 400 000 nouveaux arbres chaque année.
Investir dans les pistes cyclables offre une multitude d'avantages économiques et sociaux aux villes. Selon le rapport, le réseau de Bogotá, dont la construction a coûté environ 132 millions de dollars, permet aux usagers d'économiser 80 millions de dollars par an et évite 300 décès par an, soit une valeur économique de 230 millions de dollars, pour un bénéfice total de 310 millions de dollars par an. Le réseau de Guangzhou, quant à lui, a coûté environ 69 millions de dollars, permet aux usagers d'économiser 30 millions de dollars par an et évite 50 décès, soit une valeur économique de 55 millions de dollars par an, pour un bénéfice total de 105 millions de dollars par an. Ces estimations des avantages économiques ne prennent pas en compte les gains de temps, la réduction de la pollution atmosphérique, la plus-value foncière ni d'autres aspects liés à la pratique du vélo.
Les enseignements tirés de Bogotá et de Guangzhou dans ce rapport démontrent que les réseaux de pistes cyclables protégées doivent être considérés comme essentiels : leur construction est bien plus rapide et économique que celle des systèmes de transport en commun rapides, et leur mise en œuvre ne prend que quelques années, voire moins, au lieu de plusieurs décennies. La mesure la plus cruciale qu’une ville puisse prendre pour promouvoir le vélo, en particulier, est la construction d’un réseau de pistes cyclables protégées afin de faire du vélo un mode de transport sûr, abordable et accessible.
Les résultats de cette recherche permettent à chacun de modéliser les impacts climatiques qu'un réseau de pistes cyclables aurait dans sa ville. Les chercheurs de l'ITDP ont développé un outil de modélisation interactif gratuit pour prédire l'impact de tout projet d'aménagement de pistes cyclables ; cet outil est disponible en téléchargement ici. Microsoft Excel ou Google Sheets.
De plus, le iRAP CycleRAP Ce modèle peut s'avérer un outil précieux pour comprendre les impacts en matière de sécurité qu'aurait un réseau de pistes cyclables.
Nouveau rapport : Un modèle de mobilité véritablement durable doit inclure une part importante d’investissements dans la marche et le vélo.

Un deuxième rapport Place à la marche et au vélo ! par un nouveau partenariat mondial pour les voyages actifs et la santé (CHEMIN) montre que permettre à une part importante des déplacements urbains d'être effectués à pied ou à vélo constituera un moyen rapide, abordable et fiable de réduire considérablement les émissions liées aux transports, les embouteillages et les accidents de la route, tout en assurant une meilleure santé publique, des économies plus fortes et des sociétés plus justes.
Le rapport indique :
- 50 milliards de tonnes de CO2 seront émises par les transports urbains au cours des 30 prochaines années si les tendances actuelles en matière de motorisation ne sont pas inversées ;
- Le secteur des transports est responsable d’environ 271 TP8 T d’émissions mondiales de carbone et c’est le secteur qui connaît la plus forte croissance : +781 TP8 T de 1990 à 2019 ;
- Sur 601 % des déplacements urbains, 8 % font moins de 5 km, et un quart moins de 1 km. Pourtant, plus de la moitié de ces déplacements sont actuellement effectués en véhicule motorisé. La marche et le vélo ont le potentiel de satisfaire une part importante de la demande de mobilité actuelle et future et constituent des solutions rentables pour réduire considérablement les émissions de carbone et de polluants sur les courts trajets, notamment par rapport aux déplacements en voiture.

Crédit photo : Rapport « Make Way for Walking and Cycling »
Un soutien efficace à la marche et au vélo au quotidien nécessite un ensemble d'actions intégrées, cohérentes et financées pour :
- des infrastructures pour rendre la marche et le vélo sûrs, accessibles et faciles à pratiquer ;
- campagnes visant à soutenir un changement des habitudes de mobilité des personnes ;
- planification de l’utilisation des sols pour assurer la proximité et la qualité de l’accès aux services quotidiens à pied et à vélo ;
- intégration aux transports publics pour soutenir une mobilité durable pour les longs trajets ; et
- renforcement des capacités pour permettre la mise en œuvre réussie de stratégies efficaces en matière de marche et de vélo ayant un impact mesurable.
À l'occasion de la COP27, iRAP s'est joint au Partenariat pour les mobilités actives et la santé (PATH), ainsi qu'aux défenseurs de la marche et du vélo, pour adresser une lettre aux gouvernements et aux villes. Nous soutenons leur appel à investir davantage dans la marche et le vélo afin d'atteindre les objectifs climatiques et d'améliorer la qualité de vie des citoyens. Consultez la lettre, la liste des signataires et les partenaires du PATH. ICI où vous pouvez également rejoindre les nombreuses organisations inscrites qui offrent leur soutien.
Outils RAP pour soutenir le changement modal
Partout dans le monde, les villes doivent réduire d'urgence leurs émissions pour lutter contre le changement climatique, diminuer le fardeau sanitaire et économique des accidents de la route et améliorer la qualité de vie de leurs habitants.
Il est crucial de placer la marche et le vélo au cœur même des stratégies mondiales, nationales et locales, et les outils RAP, notamment le système de notation par étoiles pour les écoles, CycleRAP, l'outil Big Data de iRAP et le programme de formation et d'accréditation de l'association, constituent des outils importants pour une action fondée sur des données probantes.
iRAP CycleRAP Le modèle CycleRAP est un outil essentiel pour comprendre l'impact d'un réseau de pistes cyclables sur la sécurité urbaine. CycleRAP est une méthode simple, abordable et rapide d'évaluation de la sécurité des infrastructures routières et cyclables. Son objectif est de réduire les accidents et d'améliorer la sécurité, notamment pour les cyclistes et les autres usagers de la mobilité légère, en identifiant les zones à haut risque sans nécessiter de données d'accidents. Utilisable partout dans le monde, CycleRAP fait l'objet d'un projet pilote mené par iRAP, qui recherche des partenaires pour mesurer et valider le niveau de sécurité (notation par étoiles) de leurs aménagements et infrastructures.
Système de notation par étoiles pour les écoles (SR4S) SR4S est un outil fondé sur des données probantes permettant de mesurer, de gérer et de communiquer les risques auxquels les enfants sont exposés sur le chemin de l'école. Il favorise des interventions rapides qui sauvent des vies et préviennent les blessures graves dès le premier jour. SR4S est déjà utilisé dans 55 pays où il a permis d'évaluer la sécurité de près de 1 000 écoles.
Le Outil Big Data iRAP Cet outil permet aux utilisateurs d'explorer le niveau de sécurité des routes du monde et de leur pays pour chaque groupe d'usagers, l'impact humain et économique des accidents de la route, les caractéristiques routières importantes et les avantages économiques d'infrastructures routières plus sûres. Basé sur un échantillon de 358 000 km de routes dans 54 pays, l'outil révèle que 86 % des trajets sont jugés dangereux (1 à 2 étoiles) pour les cyclistes et que 91 % des routes où les cyclistes sont présents et où la circulation atteint 40 km/h ou plus ne disposent pas de pistes cyclables. Concernant les piétons, 88 % des trajets sont jugés dangereux (1 à 2 étoiles).
- 85 % des routes où des piétons sont présents et où la circulation atteint 40 km/h (25 mph) ou plus ne disposent pas de trottoirs ou de voies piétonnes aménagées ;
- 92 % des routes où les piétons traversent et où la circulation atteint 40 km/h (25 mph) ou plus ne sont pas équipées de passages pour piétons ;
- 22 % des passages piétons sont mal signalés ou mal entretenus.
Programme de formation de iRAP qui a permis de former 54 000 personnes dans le monde et propose un renforcement des capacités et une accréditation pour l’utilisation des outils RAP afin d’optimiser la sécurité des cyclistes et des piétons.
Pour plus d'informations :
- Télécharger le Les pistes cyclables protégées protègent le climat Rapport ICI.
- Télécharger le Place à la marche et au vélo ! Rapport ICI.
- Pour plus d'informations sur CycleRAP, visitez https://irap.org/cyclerap/
- Pour plus d'informations sur Star Rating for Schools, consultez https://starratingforschools.org/
- Pour découvrir l'outil Big Data iRAP, rendez-vous sur https://www.vaccinesforroads.org/irap-big-data-tool/
- Pour plus d'informations sur la formation iRAP, veuillez consulter le site web. https://irap.org/training/